Devis gratuit
Isolution

Ouate de cellulose : guide complet du matériau biosourcé wallon de référence

La ouate de cellulose : le matériau biosourcé de référence en Wallonie pour le soufflage de combles — performance thermique, confort d’été et bonus prime expliqués. Fabriquée à partir de papier recyclé, adaptée aux 3 techniques principales de rénovation (soufflage, insufflation, panneaux), la cellulose combine performance thermique, régulation hygrométrique et démarche écologique cohérente. Ce guide honnête vous explique tout — sans marketing surdimensionné, sans matériau fétiche poussé d’office.

Demander un devis gratuit

Ouate de cellulose : guide complet du matériau biosourcé wallon de référence

Pourquoi la ouate de cellulose s'est imposée comme le biosourcé de référence

Sur le marché wallon de l’isolation biosourcée, la ouate de cellulose occupe une place particulière — pas celle d’un matériau à la mode, mais celle d’un matériau de référence éprouvé depuis 40 ans. Trois raisons expliquent cette position : l’origine recyclée, la cohérence écologique complète et le bonus prime wallon.

Un matériau biosourcé issu de papier recyclé

La ouate de cellulose est produite à partir de papier recyclé — principalement journaux, impressions et archives papier collectés en circuit court. Le papier est broyé, défibré, puis traité avec des sels minéraux (sels de bore principalement) qui assurent trois fonctions techniques : résistance au feu, protection contre les insectes et prévention des moisissures.

Le résultat industriel : un isolant en flocons gris légers, dense en cellulose, prêt à être soufflé, insufflé sous pression ou compacté en panneaux semi-rigides. Le procédé de transformation est simple et peu énergivore, à comparer aux procédés pétrochimiques du polyuréthane ou aux procédés thermiques haute température des laines minérales.

Une démarche écologique cohérente du début à la fin

Argument biosourcé. L’origine recyclée réduit le volume de papier envoyé en décharge ou incinération. La fabrication est peu énergivore : 10 à 15 fois moins d’énergie grise que les laines minérales, 30 fois moins que le polyuréthane. En fin de vie (60-80 ans après la pose), la cellulose peut être compostée si non traitée, réinjectée comme matière première pour produire de la nouvelle cellulose, ou valorisée énergétiquement.

C’est l’isolant le plus cohérent écologiquement à l’échelle d’un cycle de vie complet — pas seulement pendant sa phase d’usage, mais depuis sa fabrication jusqu’à son élimination.

Le bonus prime biosourcé wallon : +30 % de prime

Argument financier différenciant. La Wallonie majore les primes Habitation pour les isolants biosourcés sur le poste toiture : 26 €/m² au lieu de 20 €/m², soit +30 %. Cette majoration s’applique à la ouate de cellulose sans conditions supplémentaires.

Combiné au multiplicateur de revenus (jusqu’à 6× pour les profils R1), le surcoût matériau des biosourcés (typiquement +15 à +20 % vs laines minérales) est largement absorbé par le bonus pour les profils R1-R3. Sur un chantier soufflage combles typique 100 m² en profil R2, le bonus biosourcé représente à lui seul 2 400 € de prime supplémentaire par rapport à un isolant synthétique.

Les performances techniques en détail

La cellulose n’est pas seulement un matériau écologique — c’est surtout un isolant techniquement performant. Voici les quatre indicateurs qui comptent, chiffrés précisément, sans arrondis marketing. Ce sont ces performances qui expliquent pourquoi ISOLUTION en a fait son matériau de référence sur le soufflage de combles.

PerformanceValeurComparaison
Lambda thermique0,038-0,040 W/mKComparable laine de verre (0,035-0,040)
Déphasage thermique10-12 heuresBien supérieur laines minérales (4-6h)
Densité après pose35-45 kg/m³ (soufflage) / 55-65 kg/m³ (insufflation)Densité élevée = bonne stabilité
Durée de vie60+ ansSans tassement à densité correcte
Comportement au feuEuroclass E (B avec sels)Résistant grâce aux sels de bore
Régulation hygrométriqueExcellenteAbsorbe et restitue l’humidité

Le lambda thermique : 0,038-0,040 W/mK

Performance thermique pure. La ouate de cellulose affiche un lambda autour de 0,038-0,040 W/mK, soit une performance comparable à la laine de verre haute densité et légèrement inférieure au polyuréthane (0,022-0,028) mais largement suffisante pour tous les chantiers résidentiels classiques.

Pour atteindre la performance prime toiture (R ≥ 4,5 m²K/W), il faut environ 18 cm de cellulose projetée à densité correcte. Pour un confort optimal et un PEB amélioré (R = 6), viser 24 cm. Ces épaisseurs sont facilement atteignables en soufflage de combles perdus où l’épaisseur disponible est généreuse.

Le déphasage thermique 10-12h : le grand atout confort d’été

Argument différenciant majeur. Le déphasage thermique = délai que met la chaleur extérieure à traverser l’isolant. Pour la cellulose : 10 à 12 heures, contre 4-6 heures pour la laine de verre.

Conséquence concrète dans votre maison : la chaleur du pic de midi en plein été n’arrive dans la pièce sous toiture qu’au milieu de la nuit, au moment où la température extérieure a chuté et où vous pouvez aérer pour évacuer la chaleur.

C’est précisément ce mécanisme physique qui rend les combles cellulose vivables en pleine canicule là où des combles laine de verre deviennent invivables — la différence de confort est spectaculaire sur des maisons wallonnes exposées au sud pendant les vagues de chaleur qui deviennent la norme.

La régulation hygrométrique : absorbe et restitue l’humidité

Argument biosourcé spécifique. La cellulose a une capacité naturelle à absorber l’humidité ambiante en excès et à la restituer quand l’air sèche. Cette capacité s’exprime en pourcentage : la cellulose peut absorber jusqu’à 20 % de son poids en eau sans dégradation de performance thermique.

Cet effet tampon protège la charpente bois en évitant les variations brutales d’humidité. Il améliore également le confort intérieur : sensation d’air ni trop sec en hiver, ni trop humide en été.

C’est précisément cette capacité que les laines minérales n’ont pas — d’où l’intérêt de coupler cellulose et frein-vapeur hygrovariable, seule combinaison qui exploite pleinement le potentiel du matériau.

Durée de vie 60+ ans sans tassement à densité correcte

Posture honnête sur le mythe du tassement. La ouate de cellulose insufflée à la densité correcte (35-45 kg/m³ en soufflage, 55-65 kg/m³ en insufflation) ne présente pas de tassement significatif sur 60+ ans. C’est démontré par les études de vieillissement accéléré et confirmé par les chantiers réels des années 1970-1980 encore en service aujourd’hui.

Le tassement est un mythe largement répandu, lié à des poses bâclées : densité insuffisante, projection inégale, absence de contrôle qualité en fin de chantier.

Chez ISOLUTION, nos équipes contrôlent systématiquement la densité finale par pesée. C’est précisément ce contrôle qui distingue un chantier durable d’un chantier low-cost.

Les 3 techniques de mise en œuvre maîtrisées

La cellulose ne se pose pas d’une seule façon — trois techniques principales existent, chacune adaptée à une paroi et à un cas d’usage précis. ISOLUTION maîtrise les trois en interne, sans sous-traitance. Voici comment ça marche concrètement, et à quel cas chaque technique correspond.

Technique 1 : Soufflage en vrac sur plancher de combles perdus

Technique majoritaire chez ISOLUTION. Statistiquement notre chantier cellulose le plus fréquent, et le meilleur ratio coût-performance de toute la rénovation énergétique en Wallonie.

Principe : projection sous pression de la ouate de cellulose en flocons directement sur le plancher du grenier non aménagé. La machine de soufflage humidifie légèrement les flocons à la sortie du tuyau pour limiter la poussière et améliorer l’accrochage. Densité correcte visée : 35-45 kg/m³. Épaisseur typique : 18-25 cm pour atteindre R ≥ 4,5 m²K/W (seuil prime).

Avantages techniques : recouvrement homogène y compris dans les espaces irréguliers et autour des câbles, conduits et solives, élimination totale des ponts thermiques, durée de chantier 1-2 jours pour 80-130 m², aucun impact sur les pièces habitables au-dessous.

Cas d’usage typique : grenier non aménagé avec plancher accessible ou non, charpente traditionnelle ou fermette, configuration de stockage à conserver grâce à des rehausses OSB posées au-dessus de l’isolant.

→ Pour aller plus loin : notre guide complet de l’isolation des combles.

Technique 2 : Insufflation en murs creux (cavity wall)

Usage secondaire technique précis. Solution discrète parfaitement adaptée aux maisons wallonnes construites entre 1950 et 1990.

Principe : injection de cellulose sous pression dans la cavité d’un mur creux via des perçages réguliers de 22-25 mm dans les joints de mortier, refermés en fin de chantier avec un mortier de teinte assortie. Densité visée : 55-65 kg/m³.

Avantages techniques : remplissage complet de la cavité sans dépose de revêtement intérieur ni extérieur, conservation totale de l’aspect extérieur de la façade, chantier rapide (1-2 jours), performance R = 1 à 1,5 m²K/W.

Cas d’usage typique : maison wallonne d’avant 1990 avec mur creux de 4-6 cm, façade en bon état structurel, contraintes urbanistiques ou patrimoniales empêchant l’isolation par l’extérieur.

→ Notre page dédiée : insufflation des murs creux.

Technique 3 : Panneaux entre chevrons pour combles aménageables

Usage tertiaire pour les projets aménagés. Solution premium pour un projet d’aménagement de combles avec démarche biosourcée cohérente.

Principe : pose de panneaux de ouate de cellulose semi-rigides (densité 50-70 kg/m³) entre les chevrons, complétés par un frein-vapeur hygrovariable côté intérieur et un écran sous-toiture HPV côté extérieur.

Avantages techniques : compatibilité avec un projet d’aménagement (chambre, bureau, salle de bain), performance R ≥ 4,5 m²K/W atteinte avec 20-25 cm, déphasage thermique maximal, régulation hygrométrique cohérente avec le frein-vapeur.

Cas d’usage typique : projet d’aménagement de combles avec exigence biosourcée assumée, alternative à la fibre de bois selon budget et disponibilité produit.

→ Notre page dédiée : isolation toiture par l’intérieur.

Comment se positionne la cellulose face aux autres isolants

La cellulose n’est pas universellement meilleure — chaque isolant a son créneau. Voici comment elle se positionne face aux 5 autres matériaux principaux du marché, sans diabolisation, avec les vrais arguments techniques qui déterminent le bon choix par paroi.

IsolantLambdaDéphasageBiosourcéBonus primeCas d’usage idéal
Ouate de cellulose0,038-0,04010-12hOui+30 %Soufflage combles, insufflation murs creux
Laine de verre0,035-0,0404-6hNonNonCombles aménageables économique, cloisons
Laine de roche0,035-0,0405-7hNonNonPieds de versants (résistance au feu)
Fibre de bois0,038-0,04511-14hOui+30 %Sarking, combles aménageables premium
Polyuréthane (PUR/PIR)0,022-0,0282-4hNonNonSarking épaisseur contrainte, plafond cave
Liège0,037-0,0408-10hOui+30 %Murs intérieurs (atout acoustique)

Cellulose vs laine de verre : le match thermique + confort d’été

C’est la comparaison la plus fréquente sur le marché wallon, particulièrement pour les combles perdus. Lambda comparable, donc performance thermique pure équivalente à épaisseur égale.

La différence majeure se joue ailleurs : le déphasage thermique (10-12h cellulose vs 4-6h laine de verre) qui change radicalement le confort d’été dans les pièces sous toiture. Sur une maison exposée sud avec canicule, la différence de confort est spectaculaire.

Sur le critère biosourcé, seule la cellulose est éligible au bonus prime +30 %. Sur une prime 100 m² profil R2, cela représente 2 400 € de prime supplémentaire. La laine de verre reste pertinente sur les cas budget très contraint avec usage uniquement hivernal, ou pour les cloisons intérieures sans enjeu thermique extérieur.

Cellulose vs polyuréthane : le match thermique pur vs hygrométrie

Lambda polyuréthane (0,022-0,028) très supérieur à cellulose (0,038-0,040). À épaisseur égale, le polyuréthane isole 40-50 % de plus en thermique pur — argument décisif quand l’épaisseur disponible est très contrainte.

Mais le polyuréthane est totalement étanche à la vapeur d’eau : avantage sur les parois où l’on veut bloquer l’humidité (plafond de cave humide, sol sur terre-plein), inconvénient sur les parois respirantes. Chaque matériau a son créneau : polyuréthane pour les parois contraintes en épaisseur et les parois humides, cellulose pour les volumes généreux avec gestion hygrométrique.

Cellulose vs fibre de bois : deux biosourcés complémentaires

Performances thermiques comparables, déphasage légèrement supérieur pour la fibre de bois (12-15h vs 10-12h). La cellulose s’impose pour les formats en vrac (soufflage, insufflation) grâce à sa granulométrie fine. La fibre de bois s’impose pour les panneaux rigides (sarking, panneaux semi-rigides) grâce à sa densité.

Souvent utilisés en complémentarité sur un même chantier — par exemple cellulose en soufflage de plancher + fibre de bois en sarking pour la toiture. Pour situer tous les isolants les uns par rapport aux autres, consultez notre comparatif des principaux isolants thermiques.

Cellulose : pour quels cas d'usage en Wallonie ?

Voici la liste honnête des quatre cas d’usage où la cellulose est réellement pertinente en Wallonie. Si votre projet coche l’un de ces cas, la cellulose est probablement le bon matériau. Si aucun ne s’applique, réorientez le choix vers un matériau plus adapté à votre configuration précise.

Cas 1 : Vous voulez isoler des combles perdus (cas n°1 en Wallonie)

Cas majoritaire. Si votre grenier est non aménagé — accessible ou pas, avec usage stockage ou rien du tout — le soufflage de cellulose sur plancher est la technique de référence chez ISOLUTION. Aucune autre option ne combine ces 4 critères aussi bien :

  • Performance thermique suffisante (R ≥ 4,5 avec 18 cm)
  • Durée de vie 60+ ans sans tassement
  • Prix compétitif (25-50 €/m² fourni-posé)
  • Bonus prime biosourcé +30 %

Coût net après prime souvent quasi nul pour les profils R1-R2. C’est probablement le meilleur ratio coût-performance de toute la rénovation énergétique en Wallonie — tous postes confondus.

Cas 2 : Vous avez un mur creux et la façade doit rester intacte

Cas insufflation. Si votre maison wallonne (typiquement construite entre 1950 et 1990) a un mur creux de 4-6 cm avec façade en bon état que vous ne voulez ou ne pouvez pas modifier, l’insufflation de cellulose est la solution adaptée.

Pas d’isolation par l’extérieur (qui modifierait l’aspect de la façade), pas d’isolation par l’intérieur invasive, juste un remplissage discret de la cavité existante via des perçages refermés en fin de chantier. Chantier 1-2 jours, performance R = 1 à 1,5 m²K/W. ROI intéressant sur les maisons vraiment non isolées.

Cas 3 : Vous aménagez vos combles avec une approche biosourcée

Cas panneaux. Pour un projet d’aménagement de combles avec une démarche écologique cohérente (matériaux biosourcés, frein-vapeur hygrovariable, ventilation double flux), les panneaux de cellulose entre chevrons sont une option pertinente.

Alternative à la fibre de bois selon disponibilité produit et configuration. Le choix se fait souvent en fonction du budget (la cellulose est généralement 10-15 % moins chère que la fibre de bois en panneaux) et de la disponibilité fournisseur au moment du chantier.

Cas 4 : Vous visez un PEB A ou une maison passive

Cas haut de gamme. Pour les projets ambitieux PEB A ou passif, la cellulose est compatible avec les exigences techniques élevées : forte épaisseur (30 cm+), étanchéité à l’air parfaite, gestion hygrométrique maîtrisée avec frein-vapeur hygrovariable et VMC double flux.

Souvent combinée à d’autres biosourcés pour une cohérence matériau globale : fibre de bois en sarking, cellulose en soufflage de plancher, liège en murs intérieurs. Cette cohérence système distingue une rénovation biosourcée bien pensée d’une accumulation de matériaux sans logique globale.

Les points de vigilance et erreurs fréquentes

Aucun matériau n’est parfait — et la cellulose ne fait pas exception. Voici les quatre points de vigilance qui distinguent un chantier durable d’un chantier qui posera problème à moyen terme. Connaître ces points, c’est savoir quoi vérifier dans votre devis avant de signer.

La densité de pose : le facteur n°1 de durabilité

Point critique et différenciant. Une pose à 25-30 kg/m³ au lieu des 35-45 kg/m³ requis engendre :

  • Tassement progressif sur 5-10 ans
  • Baisse de performance thermique de 30-40 %
  • Ponts thermiques en haut des parois
  • Sensation de froid persistante en hiver

Chez ISOLUTION, nos équipes contrôlent systématiquement la densité finale par pesée du matériau projeté vs surface couverte. La densité visée figure explicitement dans nos devis — un point que peu d’installateurs mentionnent par écrit.

Le frein-vapeur obligatoire en combles aménageables

Cohérence système. La cellulose en panneaux entre chevrons exige un frein-vapeur hygrovariable côté intérieur. Sans frein-vapeur correctement dimensionné et posé, la vapeur d’eau intérieure migre dans l’isolant et condense au contact des surfaces froides.

Résultat : la cellulose se gorge d’humidité, perd ses performances thermiques, favorise le développement de moisissures et dégrade la charpente. En soufflage de combles perdus, ce point ne concerne pas directement le chantier (l’isolation est au niveau du plancher). Mais il reste critique dès qu’on parle d’aménagement des combles. C’est le sujet traité en détail dans notre article sur l’étanchéité de toiture.

L’incompatibilité avec les milieux très humides non protégés

Limite honnête du matériau. La cellulose n’est pas adaptée aux parois en contact direct avec l’humidité : sol sur terre-plein, plafond de cave humide, bas de murs enterrés.

Sur ces parois, le polyuréthane reste la référence technique. La cellulose donne le meilleur d’elle-même sur les parois respirantes : toiture, combles, murs. Cette limite n’est pas un défaut du matériau — c’est simplement son créneau d’usage précis.

La sensibilité au tassement si pose bâclée

Le tassement est rarement un défaut intrinsèque du matériau — c’est presque toujours un défaut de pose. Densité insuffisante, projection inégale, espaces non remplis aux angles et jonctions : ces erreurs sont fréquentes chez les poseurs low-cost qui économisent sur la quantité de matériau pour gonfler leur marge.

À vérifier systématiquement sur tout devis : la densité visée par mètre cube doit apparaître explicitement (par exemple : « soufflage cellulose à 40 kg/m³ contrôlé par pesée »). Si cette mention n’apparaît pas, posez la question directement à l’installateur.

Primes Habitation 2026 sur la ouate de cellulose

Les primes wallonnes 2026 sont particulièrement avantageuses pour la cellulose grâce au bonus biosourcé qui s’applique à la fois sur le poste toiture et sur le poste murs. Voici les trois éléments essentiels à connaître avant de lancer votre projet.

Bonus biosourcé : +30 % de prime sur la toiture

Argument financier biosourcé. Prime majorée de 20 €/m² à 26 €/m² pour la ouate de cellulose en toiture. Multipliée par le coefficient revenus jusqu’à 6×.

Sur 100 m² de combles en profil R2 (multiplicateur 4×) : 26 × 100 × 4 = 10 400 € de prime théorique, plafonnée au coût des travaux. Sur un chantier soufflage cellulose typique 100 m² à environ 3 500 €, la prime couvre l’intégralité du chantier — coût net proche de 0 € pour les profils R1-R2. C’est l’équation économique qui fait de la cellulose en soufflage de combles perdus le chantier le plus rentable de toute la rénovation énergétique en Wallonie.

Le 30 septembre 2026 : ce qu’il faut retenir

Le régime actuel des primes Habitation s’arrête au 30/09/2026 — date de la facture finale, pas de la signature du devis.

Le Rénopack — prêt à taux zéro jusqu’à 60 000 € sur 30 ans via la SWCS — existe déjà aujourd’hui et restera disponible après octobre 2026. Selon toute probabilité, c’est le dispositif qui prendra le relais principal du soutien public en attendant qu’un éventuel nouveau régime de primes soit annoncé.

L’audit logement selon le poste

Pour la cellulose en toiture : audit logement plus obligatoire depuis le 14 février 2025 — démarches simplifiées, calendrier administratif réduit de 2-4 semaines. Pour la cellulose en murs (insufflation murs creux) : audit logement reste obligatoire — délai d’obtention 2-4 semaines via un auditeur agréé.

ISOLUTION oriente vers un auditeur agréé partenaire et coordonne la date du rapport avec le planning de chantier. Pas d’aller-retour à gérer vous-même. → Pour le détail complet : notre guide complet primes & Rénopack.

Vos questions fréquentes sur la ouate de cellulose

Non, à condition d’être posée à la densité correcte (35-45 kg/m³ en soufflage, 55-65 kg/m³ en insufflation). Le tassement est un mythe lié à des poses bâclées : densité insuffisante, projection inégale, absence de contrôle qualité. Chez ISOLUTION, nos équipes contrôlent systématiquement la densité finale par pesée — c’est notre garantie de chantier durable. À vérifier sur tout devis : la densité visée doit apparaître explicitement.

Oui mais elle est résistante grâce aux sels de bore. La cellulose en flocons est traitée avec des sels minéraux qui lui confèrent une classification Euroclass E (B selon les produits). Concrètement : le matériau ne propage pas la flamme, ne s’enflamme pas facilement, et carbonise lentement plutôt que de brûler en flammes. Niveau de sécurité incendie équivalent ou supérieur aux laines minérales sur les chantiers résidentiels classiques.

Oui, c’est l’un de ses atouts. Pas de fibres irritantes (contrairement aux laines minérales), pas de composés organiques volatils (contrairement à certains polyuréthanes), traitement aux sels minéraux naturels. Les équipes de pose portent un masque pendant la projection, mais une fois le chantier terminé, aucun impact sanitaire pour les occupants. Matériau adapté aux familles avec enfants ou personnes allergiques.

1 à 2 jours pour 80-130 m² de combles. Vous restez chez vous pendant toute la durée du chantier. La cellulose est humidifiée à la projection, ce qui limite considérablement la poussière dans les pièces habitables. Le bruit de la machine de soufflage est comparable à un aspirateur industriel, gérable sur 1-2 jours. C’est l’un des chantiers les plus rapides et les moins invasifs du catalogue ISOLUTION.

Pour R ≥ 4,5 m²K/W (seuil prime toiture), comptez environ 18 cm de ouate de cellulose à densité correcte. Pour un confort optimal et un PEB amélioré, visez R = 6 (épaisseur environ 24 cm). En insufflation murs creux, l’épaisseur dépend de la cavité existante (typiquement 4-6 cm) — performance R = 1 à 1,5 m²K/W atteignable selon configuration. ISOLUTION calcule l’épaisseur exacte selon votre objectif et votre configuration.

Oui à condition de gérer correctement l’étanchéité à la vapeur. La cellulose en cloisons ou doublage de mur dans une salle de bain demande trois conditions : frein-vapeur hygrovariable côté intérieur, parement étanche (carrelage, peinture spécifique), et ventilation mécanique active. Sans ces conditions, la vapeur produite par les douches saturerait le matériau. Les biosourcés ne sont pas incompatibles avec les pièces humides — ils demandent juste une mise en œuvre rigoureuse.

Non, c’est précisément un avantage du traitement aux sels de bore. Les sels minéraux qui assurent la résistance au feu rendent également le matériau non comestible et répulsif pour les rongeurs, insectes et larves. Contrairement aux laines minérales sans traitement, la cellulose traitée écarte naturellement les nuisibles.

Oui, c’est l’un de ses atouts environnementaux. La cellulose en fin de vie (60-80 ans) peut être réinjectée comme matière première pour produire de la nouvelle cellulose, compostée si non traitée aux sels de bore, ou valorisée énergétiquement. Cycle de vie complet cohérent avec la démarche biosourcée — contrairement aux laines minérales (incinération obligatoire) ou au polyuréthane (déchet industriel non recyclable).

Pour aller plus loin : nos autres ressources pédagogiques

Vous voulez creuser un aspect spécifique avant de prendre votre décision ? Voici nos autres articles pédagogiques connexes — sur les matériaux, les techniques de toiture, l’étanchéité et le calendrier des primes 2026.

Prêt à concrétiser votre projet cellulose ?

Vous avez maintenant les éléments pour comprendre les performances, les techniques de mise en œuvre et les cas d’usage de la ouate de cellulose. La prochaine étape : creuser la technique adaptée à votre projet. Voici nos pages dédiées avec prix, délais et formulaires de devis.

Une question sur la cellulose pour votre projet ? Visite technique gratuite et sans engagement · Diagnostic complet du potentiel cellulose pour votre maison · Devis sous 48h · Dossier primes monté à votre place jusqu’au 30 septembre 2026.